Venant d’Alsace, de Châlons-en-Champagne, du Jura, de Normandie, de Paris, des Vosges, ou d’ailleurs, nous voilà arrivés à Mireloup, niché en pleine nature.
Un accueil chaleureux, un kir breton dont l’ingrédient principal est du cidre évidemment, des galettes complètes et des crêpes sucrées en dessert, et oui nous sommes bien en Bretagne ! N’oublions pas les petits airs d’accordéon et les chansons en « gallo », une autre « langue » de Bretagne, interprétés par Anne-Marie et sa sœur Catherine !
Le séjour fut orchestré « de main de maître » : randonnées, visites commentées, traversée de la Baie du Mont-Saint-Michel, Dinard – Saint-Malo reliées en bateau…
De la pointe du Grouin à l’île Besnard, nous avons été charmés par des paysages magnifiques, une mer oscillant entre différents bleus : bleu turquoise, bleu nuit… mais souvent vert émeraude comme il se doit. Envoûtés par ce magnifique spectacle, nous ne savions plus où étaient passées nos voitures. Et oui, en Bretagne, il y a des korrigans chapardeurs !
La visite de Rennes organisée par notre ami Didier fut une aventure commentée à travers les rues pavées de cette capitale bretonne. De Dreyfus à la rue des Dames, du parc du Thabor au Stade Rennais, Didier raconte, raconte, et raconte encore, et on ne s’en lasse pas. Il en faut du bagout pour tenir une journée : bravo Didier ! Oups, j’allais oublier de parler d’Isidore Odorico, mosaïste français du début du 20ᵉ siècle, installé à Rennes. Ses mosaïques se retrouvent un peu partout dans Rennes et ailleurs dans des villes du Grand Ouest.
La traversée de la baie du Mont-Saint-Michel fut un régal pour les yeux, les pieds et la tête, avec les explications de notre guide un brin taquin avec les Bretons mais très pointu sur les phénomènes naturels ainsi que sur l’histoire du lieu. Il n’hésita pas d’ailleurs à payer de sa personne pour disparaître dans les sables mouvants… jusqu’au-dessus des genoux, pour nous expliquer, démonstration à l’appui, comment en sortir. En cadeau pour clôturer cette journée, nous avons pu observer le mascaret, la vague qui remonte le Couesnon grâce à l’onde de marée montante. Et oui, nos copains bretons ont mis le paquet pour ce séjour !!!
Saint-Jacut-de-la-Mer et l’archipel des Ebihens donnèrent lieu à une randonnée qui se termina à marée basse à travers des rochers couverts d’huîtres sauvages consommables, et consommées par certaines avec un grand plaisir gourmand grâce à Georges qui manie le couteau avec une grande dextérité.
Au programme de la dernière journée nous avions Dinard et Saint-Malo. Dinard est remarquable par ses maisons plus que bourgeoises. Mais, il y avait aussi ce jour-là une compétition swinrun : 5 km à la nage et 20 km en course à pied, par étapes pour bénéficier du plaisir de courir avec des chaussures mouillées. Ils sont fous les jeunes ! Après une traversée en bateau de la Rance, nous avons fait le tour de Saint-Malo avec un passé plus ouvrier et autoritaire à l’extrême : on y lâchait des molosses pour assurer le couvre feu !
Beurre doux ou beurre salé ? Chaque matin, dans des petites assiettes étaient posés des carrés de beurre reconnaissables à leur mât (cure-dent) orné d’un petit drapeau dont l’hermine était bleue pour le doux et rouge pour le salé.
L’Hermine, emblème de la Bretagne : pureté, courage, noblesse et loyauté du peuple breton.
Personne n’a demandé de passeport … OUF !
La carte AN a suffi … YESSS !
Des belles rencontres, des partages, une bonne table et de l’humour, que du bonheur.
Merci à toutes et tous.
(Pascale et ses amicaux relecteurs pour le groupe reconnaissant)







